Message spéciale dédicace pour Didine...le paradis du thé!!
Un nouveau we de 3 jours se profilant à l’horizon (vendredi saint et non lundi de pâques ici), une question se posa de nouveau à nous : qu’allons nous faire?
Après un plan avorté de canöe sur le Noun (qui aurait pu être très sympa, mais on avait oublié de nous parler des hippopotames, serpents et rapides qui jalonnent le fleuve…), on décide de partir à la découverte du Nord-Ouest.
On prend donc la route, direction Bamenda.
Le trajet est très long. On fait une pause à Dschang avant de repartir. Notre destination est enfin fixée : on va rejoindre le ranch de Ndawara. Il se situe sur une route appelée la Ring Road. Les paysages de cette route sont réputés pour être très beaux, et effectivement les quelques kilomètres que l’on fait pour atteindre le ranch nous confirment ces informations. La route monte et descend, on croise même des camions citernes de certains groupes pétroliers que je ne citerais pas, là-bas au fin fond de nulle part. Des montagnes, des petits villages, des gros rochers nous entourent et à la tombée du jour les couleurs sont belles.
On presse le pas, ou plutôt on appuie sur l’accélérateur puisque la nuit tombe et qu’on ne doit pas conduire de nuit.
Il est 19h passé, nous sommes sur une piste lorsqu’on voit enfin le panneau indicateur du ranch. On bifurque et on commence une ascension vers on ne sait où, dans la nuit noire. On arrive à un grand portail, un gardien nous ouvre, nous parle en anglais (anglais très camerounisé avec un accent très peu anglaisJ) ne veut pas nous laisser passer, demande ce qu’on a amené pour lui…
Heureusement, une personne qui veut se rendre au ranch arrive derrière nous, elle monte dans la benne du Hilux et nous permet de rentrer. Elle nous guide jusqu’au ranch.
En fait de ranch, du moins à ce qu’on en voit en pleine nuit, il s’agit d’une véritable petite ville, perdue au milieu des montagnes.
Il y a l’électricité, grâce à un groupe, des maisons pour les employés, une usine de transformation, un restaurant, une mosquée…
En fait, le ranch de Ndawara est une immense plantation de thé (il en existe deux autres au Cameroun). Les employés sont logés et vivent dans la plantation.
Mr Wagua, « le superviseur » de la plantation nous attend. On est logés dans la maison des invités. Nous sommes ravis, c’est une petite maison où nous avons chacun nos chambres, avec un grand salon. Mr Wagua nous amène ensuite direction le restaurant, où le cuisinier nous a préparé un bon repas. Pourtant il s’excuse toutes les 5 minutes : il a été prévenu 1h auparavant de notre arrivée et n’a pas pu nous préparer un repas digne de sa cuisine. C’est pourtant déjà bon et tellement gentil de nous recevoir au pied levé comme ils le font!
Après le repas, il n’y a pas grand-chose à faire et nous ne tardons pas à aller nous coucher.
Le lendemain matin nous sommes réveillés assez tôt. Il y a de l’animation autour de chez nous, et surtout un coq assez bavard…
Après le petit déjeuner, on attend l’arrivée de monsieur Wagua. On reste devant notre maison à observer autant que nous sommes observés… Les poules viennent picorer à nos pieds, et les splendides paons qu’affectionne le propriétaire des lieux nous rendent visite. Certains nous font même la roue.
Mr Wagua arrive, on monte tous dans le pick-up et on part pour une visite complète de la plantation. Le domaine est immense, les collines sont recouvertes de champs de thé. On passe devant un lac de cratère, on descend jusqu’au bord. On s’arrête observer les employés en pleine récolte. On nous amène à des points de vue fantastiques sur les massifs montagneux environnants. Mr Wagua répond (patiemment et avec le sourire) à toutes nos questions !
On continue la visite par l’usine de transformation ou bien comment les feuilles vertes qu’on vient de voire être récoltées deviennent des sachets de thé prêts à consommer !
On finit enfin notre tour par les serres, les plus importantes du Cameroun, où se trouvent les jeunes pousses de thé, qui seront bientôt plantées. Les serres sont immenses, des pousses partout partout, c’est impressionnant.
Après un déjeuner délicieux, on demande si on ne peut pas faire une ballade à cheval. En effet le propriétaire des lieux, un richissime camerounais, porte un intérêt particulier aux chevaux. Il en possède un grand nombre. Chaque année, pour la fête de fin du ramadan, il organise une grande fête où les chevaux sont parés de leur plus beaux atours et participe au spectacle (on appelle ça une fantasia ici).
On nous apporte 5 chevaux scellés et c’est parti pour une merveilleuse ballade, toujours entre les collines recouvertes de thé, devant de magnifiques paysages. On s’arrête près d’une cascade, l’eau est glacial mais Gate et Nico ont le courage d’y faire un plouf ! On repart, j’échange de cheval, parce que mon premier (sagara) n’avançait pas très vite. On rentre au galop. C’est grisant, c’est magique !
Retour au ranch. On va se balader autour de la maison du propriétaire, on s’approche de ses autruches (oui oui des autruches qu’il a fait venir exprès…).
On parle un peu avec les habitants du ranch, la petite fille de la dame qui s’occupe de la maison des visiteurs joue avec nous.
Le jour tombe, on s’éclaire aux bougies le temps que le groupe électrogène soit branché.
La journée s’achève par un bon repas, une partie de carte et on file se coucher.
Le lendemain les chants de messe qu’entonnent les habitants du village nous réveillent à l’aube ! Le petit déjeuner avalé, les adieux faits aux gens qui nous ont si gentiment reçus, et on repart, une très longue route nous attendant !
Quelques pauses photos dans de magnifiques coins, une grande partie du voyage dans la benne, une pause repas-piscine à Dschang où les gars font un concours de saut du plongeoir avec les étudiants camerounais venus se baigner et 7h30 plus tard on arrive (enfin !!) à Douala !